MELILOT
Melilotus officinalis- albus
Famille des
Fabacées, ou légumineuses
Trèfle de cheval - couronne royale, herbe aux mouches, lotier, luzerne bâtarde, mirlirot, pétri, trèsfle jaune, pratelle, trèfle des mouches, trèfle des sorciers, trèfle musquéthé des jardins

Le mélilot est une jolie petite plante qui fleurit de juin à septembre. Le mélilot officinal fleurit jaune, et le mélilot albus fleurit blanc.
Vous trouverez des photos ci-dessous, entre autres des feuilles : pour distinguer cette plante de la luzerne avant floraison, il suffit de regarder de près les feuilles, qui sont dentées tout autour, alors que celles de la luzerne ne le sont que sur le tiers supérieur.

La particularité du mélilot, qu'il a en commun avec l'aspérule odorante, c'est qu'il contient de la coumarine, qui lui donne en séchant une odeur de vanille et de foin très agréable.
A l'état frais, cette plante n'a pas de parfum particulier, il faut la faire sécher.

On peut donc utiliser cette plante pour parfumer des infusions, des crèmes dessert, et pourquoi pas du vin comme l'aspérule ?

On peut en manger les feuilles qui seront ajoutées crues en condiment dans une salade, mais attention, elles sont amères.

Utilisation médicinale :

Les Egyptiens anciens utilisaient le mélilot comme vermifuge, contre les maux d'oreille, les hématomes...
Cette plante était utilisée en magie, censée éloigner la mort.
Nos anciens disaient que cette plante faisait tomber immédiatement la fureur due à l'ivresse.

Selon le Docteur Valnet entre autres, le mélilot convient pour ces pathologies, en utilisant les sommités fleuries :

Usage interne :
Insomnie des enfants, vieillards, convalescents, nervosisme, mélancolie,
toux spasmodique
affections urinaires (diurétique et désinfectant),
entérite, dysentrie (désinfectant),
troubles de la ménopause (pour son effet calmant),
pléthore, hypertension artérielle,
phlébites, périphlébites, risques d'embolie (par exemple au cours des traitements par les antibiotiques dont J. Bréhaut et C. Finas ont signalé les risques thrombogènes).
Cette plante est aussi utile pour lutter contre les oedèmes dus à la mauvaise circulation lymphatique.

Il semble que la coumarine fluidifie le sang. Cet effet est très modéré, par contre, le mauvais séchage de cette plante, avec développement d'un genre de moisissure microscopique, donne naissance à une molécule dérivée de la coumarine, qui elle est nettement fluidifiante, et a provoqué la mort de bétail, par hémorragies. Attention à la conservation de vos récoltes !!

Usage externe :
affections oculaires, conjonctivites, blépharites,
plaies, névrites, douleurs rhumatismales,
Erysipèle.

Mode d'emploi :

Usage interne : infusion, avec une cuiller à dessert par tasse, infuser 10 minutes. Prendre 2 ou 3 tasses par jour, entre les repas.
Hydrolat : 20 à 30 g par jour - Teinture : 4 à 6 g par jour

Usage externe : Infusion à 20 g pour 100 g d'eau : en collyre, lavages et bains d'yeux

Collyre : mélilot, fleurs de bleuet, euphraise, plantain à parts égales. Une cuiller à soupe du mélange pour un verre d'eau. Bouillir une minute et infuser 15. Bains oculaires.

Infusion en compresses sur névrites, algies rhumatismales, tumeurs. En lotion tiède cicatrise les plaies.